Moins de 5% du territoire québécois est protégé contre l’exploitation industrielle. Selon Aux Arbres Citoyens! seulement 3.4% du territoire québécois est protégé contre l’exploitation industrielle. Pourtant, la forêt est un bien public. Le gouvernement n’a hérité que de sa gestion. Mais il a laissé l’industrie la surexploiter. 86% de la forêt boréale a été concédée à l’industrie. Et 87% des coupes forestières sont des coupes à blanc. Il est plus urgent que jamais de protéger la forêt boréale encore intacte. C’est l’un des plus importants puits de carbone terrestre du monde. C’est l’une des dernières forêts anciennes de la Terre. Après tout, 80 % des forêts anciennes du monde ont été dénaturées ou complètement détruites.
C’est pourquoi Greenpeace demande au gouvernement du Québec un moratoire de coupe en forêt boréale intacte, soit sur les derniers massifs de plus de 500 km2. Il faut que, munis d’une science indépendante, on puisse nous dire ce qu’on doit protéger avant de nous dire combien de bois on peut couper.
Au terme de ce moratoire, Greenpeace veut de nouvelles aires protégées en forêt boréale commerciale, plus nombreuses et plus larges; le gel de la limite nordique de coupe et la mise en place d’un fonds de dotation pour assurer à la fois la protection de la forêt boréale et la diversification de l’économie des communautés qui en dépendent.
Comprenons-nous bien :Greenpeace ne veut pas mettre fin à l’ensemble des coupes, mais seulement aux coupes en forêt intacte.
Il suffirait d’un peu de volonté!
Au Sommet de la terre de Rio, en 1992, Jean Charest, alors titulaire fédéral de l’environnement, a lui-même signé la Convention sur la biodiversité de l’ONU. Ratifiée par 168 pays, cette entente a engagé les pays dans la création de réseaux d’aires protégées d’ici 2010. Quinze ans plus tard, les résultats se font toujours attendre.
Faites-le savoir à Jean Charest, Mario Dumont et Pauline Marois
Demandez-leur d’adopter un moratoire de coupe en forêt intacte!